2026-2027 Année complète En cours

CNP - Cloud Native Platform

Construire une plateforme qui déploie les applications des autres, du dépôt de code à l'adresse en ligne, sur trois clouds différents. Ma contribution : le cloud privé, monté sur des machines physiques.

Kubernetes Talos Linux GitOps Terraform Cloud hybride

Le projet en quelques mots

Le sujet impose des contraintes fortes : la plateforme doit fonctionner sur deux clouds publics et un cloud privé, tout doit être décrit dans du code versionné, et des agents d'intelligence artificielle doivent s'intégrer au niveau de la plateforme elle-même. Chaque semestre se conclut par une soutenance avec démonstration en direct.

La promesse défendue en soutenance de mi-parcours tient en une phrase : passer de l'envoi du code à une adresse sécurisée en ligne en quelques minutes, sans demande à formuler ni intervention manuelle.

La répartition dans l'équipe

Six personnes, chacune responsable d'un domaine, avec un tableau de responsabilités tenu à jour et un suivi par tickets.

Cloud privé

Concevoir et monter la troisième destination de la plateforme, sur du matériel physique, et la raccorder au reste.

Ma contribution

Pilotage du projet

Direction d'équipe, backlog, gestion des risques et architecture globale.

Autres membres

Déploiement continu et coûts

Chaîne de déploiement automatisée et maîtrise de la dépense sur les clouds publics.

Autres membres

Portail et gouvernance

Interface de la plateforme, gestion des rôles, des équipes et des accès.

Autres membres

Un cloud privé sur deux machines de récupération

Les deux clouds publics du projet se commandent : on décrit ce qu'on veut, le fournisseur le fabrique. Le cloud privé, lui, doit être construit - avec le matériel réellement disponible, en l'occurrence deux stations de travail, dont l'une date de 2012.

Machine récente

Services de plateforme

Héberge les services internes ayant besoin de conserver des données : gestion des secrets, supervision locale. Stockage sur disque rapide unique.

Machine ancienne

Cible de déploiement

Accueille les applications déployées. Sa mémoire abondante absorbe les pics, et son stockage est découpé en deux niveaux : rapide pour les données sollicitées, lent pour le volume.

Le système d'exploitation retenu est conçu spécifiquement pour Kubernetes : pas d'accès en ligne de commande, pas de paquets à installer, une configuration entièrement décrite dans un fichier versionné. Conséquence directe : reconstruire une machine effacée prend environ un quart d'heure, ce qui rend le cloud privé aussi reproductible que les clouds publics - la propriété que le sujet exige.

La décision d'architecture la plus disputée

Le plan initial prévoyait un unique cluster réparti sur les deux machines, pour obtenir de la haute disponibilité. Un audit extérieur est venu challenger cette approche, et je l'ai reprise entièrement. Trois arguments l'ont écartée :

  • À deux machines, le mécanisme de vote interne de Kubernetes exige que les deux soient présentes pour décider. Perdre une seule machine fige l'ensemble : deux nœuds offrent une disponibilité pire qu'un seul.
  • Le réseau disponible, partagé entre la réplication du stockage et le trafic applicatif, aurait saturé.
  • Les disques des deux machines sont trop dissemblables : les agréger aurait aligné les performances de l'ensemble sur le maillon le plus lent.

J'ai donc proposé l'inverse : deux clusters indépendants, un par machine. On renonce à une haute disponibilité qui n'aurait de toute façon pas fonctionné, au profit d'une séparation nette des pannes - un incident sur une machine ne touche pas l'autre. La reconstruction rapide et des sauvegardes testées compensent l'absence de bascule automatique.

J'ai également documenté une faille que l'audit n'avait pas vue : le mode de stockage retenu ne comporte aucune fonction de sauvegarde, alors que le cloud privé devait justement devenir le dépositaire des données persistantes. Un dispositif de sauvegarde vers un stockage distant a donc été ajouté, avec obligation de tester la restauration.

Où en est le projet

Projet en cours

La soutenance de mi-parcours a eu lieu en juillet 2026 : la plateforme fonctionne sur les deux clouds publics, avec déploiement automatisé, accès sécurisé, supervision et gestion des rôles. Les deux clusters privés sont désormais opérationnels et documentés ; leur raccordement à la plateforme et l'intégration des agents d'intelligence artificielle constituent le programme du second semestre.

Synthèse provisoire

Travail réalisé à ce jour

La conception et le montage du cloud privé : trois décisions d'architecture documentées, deux clusters opérationnels sur du matériel hétérogène, un stockage différencié selon les usages, et une configuration entièrement versionnée permettant de reconstruire une machine en un quart d'heure.

Ce que le projet m'apporte

Le réflexe de vérifier une recommandation avant de l'appliquer, même lorsqu'elle vient d'un audit extérieur. Un avis compétent peut ignorer le contexte, se tromper sur un point technique, ou passer à côté d'une contrainte du cahier des charges. Reprendre chaque argument coûte du temps, mais c'est ce qui évite de construire sur une erreur.