Cloud privé
Concevoir et monter la troisième destination de la plateforme, sur du matériel physique, et la raccorder au reste.
Ma contributionConstruire une plateforme qui déploie les applications des autres, du dépôt de code à l'adresse en ligne, sur trois clouds différents. Ma contribution : le cloud privé, monté sur des machines physiques.
Le sujet impose des contraintes fortes : la plateforme doit fonctionner sur deux clouds publics et un cloud privé, tout doit être décrit dans du code versionné, et des agents d'intelligence artificielle doivent s'intégrer au niveau de la plateforme elle-même. Chaque semestre se conclut par une soutenance avec démonstration en direct.
La promesse défendue en soutenance de mi-parcours tient en une phrase : passer de l'envoi du code à une adresse sécurisée en ligne en quelques minutes, sans demande à formuler ni intervention manuelle.
Six personnes, chacune responsable d'un domaine, avec un tableau de responsabilités tenu à jour et un suivi par tickets.
Concevoir et monter la troisième destination de la plateforme, sur du matériel physique, et la raccorder au reste.
Ma contributionDirection d'équipe, backlog, gestion des risques et architecture globale.
Autres membresChaîne de déploiement automatisée et maîtrise de la dépense sur les clouds publics.
Autres membresInterface de la plateforme, gestion des rôles, des équipes et des accès.
Autres membresLes deux clouds publics du projet se commandent : on décrit ce qu'on veut, le fournisseur le fabrique. Le cloud privé, lui, doit être construit - avec le matériel réellement disponible, en l'occurrence deux stations de travail, dont l'une date de 2012.
Héberge les services internes ayant besoin de conserver des données : gestion des secrets, supervision locale. Stockage sur disque rapide unique.
Accueille les applications déployées. Sa mémoire abondante absorbe les pics, et son stockage est découpé en deux niveaux : rapide pour les données sollicitées, lent pour le volume.
Le système d'exploitation retenu est conçu spécifiquement pour Kubernetes : pas d'accès en ligne de commande, pas de paquets à installer, une configuration entièrement décrite dans un fichier versionné. Conséquence directe : reconstruire une machine effacée prend environ un quart d'heure, ce qui rend le cloud privé aussi reproductible que les clouds publics - la propriété que le sujet exige.
Le plan initial prévoyait un unique cluster réparti sur les deux machines, pour obtenir de la haute disponibilité. Un audit extérieur est venu challenger cette approche, et je l'ai reprise entièrement. Trois arguments l'ont écartée :
J'ai donc proposé l'inverse : deux clusters indépendants, un par machine. On renonce à une haute disponibilité qui n'aurait de toute façon pas fonctionné, au profit d'une séparation nette des pannes - un incident sur une machine ne touche pas l'autre. La reconstruction rapide et des sauvegardes testées compensent l'absence de bascule automatique.
J'ai également documenté une faille que l'audit n'avait pas vue : le mode de stockage retenu ne comporte aucune fonction de sauvegarde, alors que le cloud privé devait justement devenir le dépositaire des données persistantes. Un dispositif de sauvegarde vers un stockage distant a donc été ajouté, avec obligation de tester la restauration.
La soutenance de mi-parcours a eu lieu en juillet 2026 : la plateforme fonctionne sur les deux clouds publics, avec déploiement automatisé, accès sécurisé, supervision et gestion des rôles. Les deux clusters privés sont désormais opérationnels et documentés ; leur raccordement à la plateforme et l'intégration des agents d'intelligence artificielle constituent le programme du second semestre.
La conception et le montage du cloud privé : trois décisions d'architecture documentées, deux clusters opérationnels sur du matériel hétérogène, un stockage différencié selon les usages, et une configuration entièrement versionnée permettant de reconstruire une machine en un quart d'heure.
Le réflexe de vérifier une recommandation avant de l'appliquer, même lorsqu'elle vient d'un audit extérieur. Un avis compétent peut ignorer le contexte, se tromper sur un point technique, ou passer à côté d'une contrainte du cahier des charges. Reprendre chaque argument coûte du temps, mais c'est ce qui évite de construire sur une erreur.